Les serviettes sanitaires
Aujourd’hui, parlons d’un sujet typiquement féminin : les serviettes sanitaires. Pour messieurs, je parlerai éventuellement d’un sujet typiquement masculin éventuellement, mais n’hésitez surtout pas à continuer votre lecture, car je suis convaincue que vous avez dû à un moment ou à un autre de votre vie être confronté à cette dure décision de savoir laquelle vous devez rapporter à votre douce… L’accès pour s’en procurer ne cause plus un problème depuis longtemps : les pharmacies, les magasins à grande surface, les dépanneurs et même les épiceries. Tous offrent une bonne section bien remplie (bon, c’est moins le cas pour les dépanneurs, mais ils sont là pour dépanner, justement), mais ces sections bien remplies offrent surtout une agression visuelle au niveau des couleurs, mais peu d’éclairage concernant lesquels choisir. Généralement (du moins, ce fut mon cas pendant mon adolescence), on utilise la même sorte que notre mère utilisait, jusqu’à ce qu’un coup de tête nous prennent pour nous dire; je veux les miens à moi! Et paf! ça nous frappe en plein visage les variétés et les marques différentes les unes des autres. Je peux facilement comprendre le désarroi de la gente masculine prise avec une conjointe qui se vide de son sang au bout d’un téléphone et le pauvre homme qui sait ce qui l’attend s’il ne rapporte pas le bon modèle.
Si pour les marques, il est facilement compréhensible qu’il y en ait plusieurs, vu l’importance de la concurrence, on peut facilement choisir entre l’une ou l’autre selon le prix, notre humeur, ou l’habitude. C’est lorsque vient le moment de choisir parmi la marque les modèles qui nous conviennent que là, le plaisir commence. Autre les protège-dessous pour la vie quotidienne, nous avons la serviette standard, la longue, la extralongue, la de nuit, la mince, la mince longue, la mince extralongue et la mince de nuit. Multiplier cela par deux et ajouter une paire d’ailes pour celles qui veulent s’assurer que la serviette soit bien en place dans la culotte. Si on rajoute les modèles parfumés, les modèles en noires et les modèles pour g-string (oui, vous avez bien lu), il y a de quoi être perdue!
Sérieusement, si les concepteurs de ces serviettes ont trouvé le moyen d’utiliser des matériaux ultraabsorbants (je suis convaincue que c’est comme pour les couches pour bébé, de plus en plus absorbante que dans pas long, la serviette va aspirer l’utérus), pourquoi une femme désirait-elle porter une serviette grosse comme une serviette de bain plié en quatre? Pour la garder plus longtemps et la changer moins souvent? Bonjour l’irritation! C’est comme celles parfumées, je ne vois pas pourquoi j’aurais envie de me mettre du parfum là lorsque je ne suis pas menstruée, pourquoi voudrais-je en mettre pendant? Les odeurs peuvent se dégager que si l’on ne change pas sa serviette régulièrement ou qu’on ne se lave pas (mais là, c’est en tout temps que ça doit sentir!). Je ne parle pas non plus du fait que certaines personnes peuvent faire des réactions allergiques ou du moins sensibles au parfum. Quoi de pire qu’une démangeaison pendant qu’on a ses règles?
L’idée des serviettes sanitaires noires me plait bien. Bien que généralement, on n’a pas nécessairement envie de porter des trucs affriolants durant cette période, il peut arriver une occasion où l’ont doivent porter une jolie robe… probablement trop courte… Qui puisse montrer sa culotte… et donc sa serviette? Bon plus honnêtement, c’est du marketing complètement. Je ne sais pas pour toutes les femmes, mais pour ma part, j’ai tendance à porter des culottes les plus vieilles de mon tiroir et surtout, les moins jolis, au cas où. Par contre, l’absurdité de la chose est surement les serviettes pour l’absence de culotte. Parce que je vois mal comment la serviette, même si elle est en pointe vers l’arrière peut bien tenir sur le triangle de tissu avant…